Calendrier

Les programmes de formation détaillés sont disponibles sur demande.

Du corps poétique au corps politique Penser le corps et le mettre en mouvement
co-animé avec l’Improbable
du 30 octobre au 3 novembre 2017 -Le Faï – Le Saix (05)
du 16 au 20 avril 2018 – Le Faï – Le Saix (05)
du 12 au 16 novembre 2018 – Le Faï – Le Saix (05)

Animer l’intelligence collective Expérimenter l’éducation populaire pour renforcer la participation et la coopération
du 13 au 17 novembre 2017 – Habiterre – Die (26)
du 4 au 8 juin 2018 – Vaunières – Saint Julien en Beauchène (05)
du 12 au 16 novembre 2018 – lieu à confirmer (26 ou 05)

Education Populaire et Pratiques Numériques L’intelligence dans les périphéries
co-animé avec l’Office
du 11 au 13 décembre 2017 – Habiterre – Die (26)

Penser et agir dans la complexitéDécouverte de l’Entrainement Mental
du 9 au 12 janvier 2018 – Valence (26) – co-animé avec le Crefad Drôme
du 11 au 15 décembre 2018 – Habiterre – Die (26)

Repenser les pratiques de soin Santé et éducation populaire
co-animé avec Zoéline Froissart (médecin généraliste – soignante facilitatrice)
du 29 janvier au 2 février 2018 – Habiterre – Die (26)

Sortir de nos autoroutes – Entrainement Mental et Danse Singulière
co-animé avec l’Improbable
du 19 au 23 mars 2018 – Soubreroche – Boulc (26)

Questionner le travail penser et transformer les oppressions au travail à partir du théâtre de l’opprimé
du 6 au 8 avril 2018 – (26)

Résister, c’est créer  – Education Populaire et pratiques artistiques
du 18 au 22 juin 2018 – Le Faï – Le Saix (05)

Transformer notre relation aux enfants  – Penser la relation adulte/enfant dans sa complexité
du 22 au 24 octobre 2018 – Habiterre – Die (26)

Le social en travail – Interroger nos postures et transformer nos pratiques d’accompagnement et de travail social
co-animé avec Benjamin Larvoire – Educateur Spécialisé
du 5 au 10 novembre 2018 – Le Faï – Le Saix (05)

 

Programme 2017

du 30 oct au 3 novembre 2017 – Le Faï – Hautes Alpes (05)
du 16 au 20 avril 2018 – Le Faï – Hautes Alpes (05)
du 12 au 16 novembre 2018 – Le Faï – Hautes Alpes (05)
Corps et Education Populaire – Penser le corps et le mettre en mouvement
co-aniné avec l’Improbable

Venir questionner le corps dans une perspective politique amène à s’interroger sur la façon dont nos corps sont construits socialement et culturellement et sont donc emprunts de l’idéologie dominante. Nos corps étant vecteurs des rapports sociaux, ils peuvent être autant des lieux d’oppressions que des lieux de créations et d’émancipation. Mettre en jeux nos corps dans une perspective artistique peut permettre d’accéder à une autre forme de symbolisation et de représentation ; une invitation à sentir de l’intérieur comment nos corps sont porteurs de l’histoire individuelle et collective, passée et à venir.

Cet atelier-formation sera l’endroit où venir croiser ces différentes perspectives, faire se rencontrer la multi- plicité de nos regards pour complexifier la question du corps et en redéfinir les contours. S’exercer à sortir de la binarité corps/esprit ; pensée/action ; engagement militant/sphère intime…Comment toutes ces dimensions peuvent elles co-exister et/ou sont elles irréductibles ? Comment déconstruire, nous ré-approprier, ré-inventer de nouvelles formes de «corporéités » plus conscientes et libérées ?

Nous envisagerons cet atelier-formation comme un laboratoire de recherche collective où mettre en mouve- ment nos corps et en analyser les enjeux.
Nous expérimenterons d’abord la situation de Danse Singulière, où mettre en jeux la poétique de nos corps et tisser nos histoires individuelles dans une mise en danse collective. Puis nous ferons un détour par le théâtre de l’opprimé pour venir questionner notre « place dans le monde ». Tout au long de la semaine, nous nous emparerons de différents outils issus de l’éducation populaire politique pour sentir le continuum qui lie nos vécus intimes au politique et créer des ponts entre savoirs chauds (l’expérience) et savoirs froids (théoriques).

du 13 au 17 novembre 2017 – Habiterre – Die (26)
du 4 au 8 juin 2018 – Vaunières – Saint Julien en Beauchène (05)
du 12 au 16 novembre 2018 – lieu à confirmer (26 ou 05)

Expérimenter l’éducation populaire pour renforcer la participation et la coopération

Dans toute aventure collective se pose la question de l’animation. Comment sortir des tours de table et des réunions ennuyeuses où la parole est monopolisée par quelques un-es pour inventer des formes plus joyeuses qui permettent d’être plus créatifs-ves et imaginatifs-ves, sans perdre en efficacité ? Comment penser le fond et la forme de nos actions, en prenant en compte chacun-e ? Comment favoriser un accès égalitaire de tou-te-s à la parole et aux prises de décision ?

Cet atelier formation sera l’occasion d’expérimenter l’éducation populaire comme démarche de transformation sociale et d’éducation au politique, et comme méthode d’intervention. Il permettra à chacun-e de questionner le rôle et la posture de l’animateur-trice facilitateur-trice et de s’outiller en pratiquant des outils de participation et de coopération. Nous explorerons différentes méthodes pour favoriser l’expression des ressentis, le partage d’expérience, mener une analyse collective et animer la prise de décision.

Nous découvrirons également différents outils et grilles d’analyse permettant de penser nos micropolitiques. Comment penser nos modes d’être ensemble et la place de chacun-e dans le groupe ? Comment agir sur les rapports de domination présents en tout groupe pour construire ici et maintenant de l’égalité concrète et des pratiques collectives plus émancipatrices ? Comment œuvrer pour un changement culturel où transformation personnelle et transformation sociale résonnent et se renforcent ?

Cet atelier formation se destine à toutes personnes professionnelles ou non concernées par l’animation de groupe, le travail en équipe, l’accompagnement de projets et/ou le fonctionnement des collectifs et déjà engagées dans des démarches participatives. Nous envisagerons ces 5 jours comme un espace laboratoire. A partir de l’analyse des différentes expériences présentées par les participant-e-s, nous envisagerons des pistes de transformation et l’expérimentation d’autres pratiques.

Du 11 au 13 Décembre 2017 – Habiterre – Die (26)

L’intelligence dans les périphéries
co-animé avec l’office et l’école flottante

Nous vivons au rythme de la société industrielle et technologique. En quelques décennies, les machines et les ordinateurs ont transformé nos espaces, nos modes de vie, nos perceptions, pour nous permettre d’être toujours plus efficace, plus mobile, plus libre… Mais est-ce vraiment le cas ? Sommes nous plus libres ? Il nous paraît urgent de reconnaître l’impact culturel et social de cette industrialisation dans nos vies.

D’un côté, une méfiance forte par rapport aux outils technologiques, considéré comme aliénants, outils de manipulation des opinions de masse. De l’autre, une fascination parfois démesurée portée sur l’immensité du web et le champ des possibles qu’il ouvre.

C’est dans des valeurs communes d’émancipation, d’organisation horizontale et de partage des connaissances que nous tissons des liens entre éducation populaire et cultures libres1. Cet atelier-formation se construit comme une semaine d’expérimentation à partir de nos propres ressources et expériences. Prendre du recul sur nos pratiques, c’est les observer dans leurs globalité, toucher les enjeux qui sont à la fois au cœur et à la périphérie du système technicien : la propriété des données comme du vivant, l’autonomie de production et d’usage, la vie privée et la liberté d’expression, etc.

Nous pourrions aborder ces 3 jours comme un espace pour prendre le temps de nous poser des questions et où nous pourrions venir pointer nos contradictions. Nous proposons de déjouer nos idées reçues, devenir vigilant, prendre position, nous réapproprier la technique, et l’utiliser comme un réel moyen de transformation sociale.

Pour en savoir plus…

Du 29 janvier au 2 février 2018 – Habiterre – Die (26)

Santé et Education Populaire
co-animé avec Paul Ramond (Anthropologue, animateur d’expériences)

Patients*, résidents, usagers, ou même client-e-s, autant de termes qui nous désignent en tant que soigné-e-s.  Médecins, thérapeutes, sages-femmes, travailleurs sociaux, infirmier-ière-s autant de mots pour désigner les soignant-e-s. Et entre les deux, quels liens ? Quelles relations se jouent lorsque nous nous rencontrons ? Le-la soigné-e est-il/elle toujours fragile, faible et impuissant-e face à la maladie, la souffrance, la douleur ? Et le-la soignant-e a-t-il/elle toujours la Vérité et la réponse à tous nos maux ? Dans cette relation basée sur le pouvoir par le savoir, comment construire une relation plus égalitaire pour que ressentis et expériences des un-e-s (savoirs chauds) rencontrent les savoirs théoriques des autres (savoirs froids), et s’enrichissent mutuellement ?

Dans une société qui tend à l’hygiénisme, au tout médicalisé, à l’obsession de la santé parfaite et au risque zéro, comment se ré-approprier notre santé ? Comment inventer d’autres pratiques émancipatrices pour devenir auteur-e et acteur-rice de notre propre santé ?

Durant ces 5 jours d’atelier-formation, nous questionnerons les normes constitutives de notre rapport au corps et à la santé pour reprendre du pouvoir d’agir dans la relation de soin. Nous réfléchirons à la relation soignant-e-s-soigné-e-s pour repenser le-la soignant-e comme un-e facilitateur-rice, un-e accompagnateur-rice. Nous analyserons la manière dont l’environnement de travail et les institutions de soin façonnent la relation des soignant-e-s et soigné-e-s à la santé et nous réfléchirons à comment construire des pratiques coopératives dans les équipes, et plus largement avec les soigné-e-s, dans des approches communautaires ?

Nous animerons ces 5 jours en résidence comme un laboratoire d’expérimentation. Nous travaillerons à partir des « chantiers » (situations) de chacun-es. Nous expérimenterons des outils d’éducation populaire pour mener une analyse collective à partir de nos expériences et envisager des pistes de transformation de nos postures et de nos pratiques à notre niveau, et plus globalement pour participer à celle de notre système de santé.

* Pour une raison de lisibilité, nous avons fait le choix de ne pas féminiser la totalité des mots, ça n’est pas un oubli!

Du 13 au 17 Mars 2017 – Gite de Soubreroche – Boulc (26)

Entrainement Mental et Danse Singulière
co-animé avec l’Improbable

S’émanciper de nos cadres habituels, tel est l’enjeu de l’entraînement mental et de la Danse Singulière. L’un prend le chemin de la pensée pour tenter un agir davantage libre et conscient, l’autre celui de la danse pour trouver un rapport plus libéré et sensible à son corps et au collectif.

L’entraînement mental est une méthode d’éducation populaire qui s’est constituée dans le cadre de la Résistance et qui continue depuis à se renouveler. Le point de départ est la mise au travail de situations concrètes insatisfaisantes (quotidiennes, professionnelles ou militantes) en vue de les transformer. Cette méthode favorise le croisement de regards entre pairs et l’analyse collective. Elle invite à la vigilance dans la conduite du raisonnement et aiguise notre capacité à saisir les situations dans toute leur complexité, en mettant au travail nos contradictions. La mise en mouvement de la pensée s’effectue notamment en convoquant nos « savoirs chauds » (issus de nos expériences vécues) et en allant « braconner » du côté des savoirs froids (sciences humaines, théories critiques…). L’entraînement mental offre finalement une manière structurante de cheminer pour travailler le sens de nos actions. Il met en jeu notre responsabilité en questionnant notre éthique en situation.

La Danse Singulière est une démarche de danse libre et improvisée. Pas de pas à apprendre où à suivre : la mise en jeu et en mouvement du corps amène chacun-e à se libérer d’un rapport codifié à la danse. Cette situation ritualisée amène à sentir comment chaque danse est traversée par notre histoire, notre imagination, nos sensations, nos souvenirs, notre rapport à l’autre et au monde. Le cadre de la Danse Singulière amène à remettre en jeu ces différentes inscriptions corporelles et à ouvrir de nouveaux espaces du possible. Elle est un terreau de création individuelle et collective sans cesse renouvelé. En référence au courant de l’art brut, de l’art « hors les normes », ce dispositif invite chacun.e à découvrir l’émergence de sa propre danse, reflet de nos identités personnelles et collectives.

Le pari de cette rencontre est de faire entrer en résonance la mise en jeux de nos corps et le travail de la pensée. Il s’agit de déconstruire collectivement les rapports normés et descendants aux savoirs et à la danse pour favoriser la réappropriation par tou-te-s de ces deux champs. Ce stage s’adresse donc à tou.te.s, il n’est pas question de niveau de danse ou de savoirs requis.

Nous proposons ici deux dispositifs très distincts dans leurs couleurs et leurs méthodes d’intervention, mais qui, au fond, travaillent les mêmes finalités: mettre au travail nos singularités individuelles et collective, mettre en jeu concrètement nos libertés pour se donner des espaces où transformer nos existences et notre rapport au monde.

Programme détaillé : Atelier-Formation Sortir de nos autoroutes

Du 22 au 24 octobre 2018 – Habiterre – Die (26)

Penser la relation adulte/enfant dans sa complexité

La relation adulte/enfant se construit autour d’un rapport de domination lié à l’âge : la domination adulte. Celle-ci semble « naturelle ». Ne sommes nous pas obligé-e-s de donner des repères aux enfants et poser un cadre structurant ? Ne sommes-nous pas légitimes à transmettre aux enfants les savoirs hérités de nos expériences de vie ? Cependant, la recherche de relations plus égalitaires avec les enfants nous oblige à bousculer certaines de ces évidences.

Comment repenser l’enfant comme un être à part entière et non comme un demi-être ? Comment l’accompagner dans son exploration de la vie, dans ses apprentissages et ses découvertes ? Dans tous les rôles éducatifs, que l’on soit educateur-rice, enseignant-e, animateur-rice, parent, on en vient à interroger la notion d’autorité. L’étymologie nous ouvre un autre chemin pour appréhender l’autorité : « autoriser à ». Comment repenser alors un cadre éducatif qui autorise réellement l’enfant à découvrir, à apprendre, à échanger ?

La définition et la place de l’enfant n’est pas donnée d’avance, elle est socialement construite et façonnée par les institutions qu’il-elle traverse (l’école, la famille, les clubs de loisirs, les institutions de soin…). Il nous est alors possible de penser d’autres formes de constitution et de prise en charge de l’enfance. Comment créer des résistances aux seins d’institutions qui renforcent les dominations ? Quelles stratégies de transformation ou manières d’agir pouvons nous créer pour construire des alternatives dans nos manières d’être aux enfants ? Comment en tant qu’adulte aiguiser avec les enfants leur capacité à la prise de parole et à la participation aux décisions qui le concernent ? Comment construire avec les enfants des espaces qui renforcent leur pouvoir d’agir et leur capacité à être auteur-es de leur vie et de leur environnement ?

Ce stage de trois jours nous permettra de questionner la relation adulte/enfant dans toute sa complexité. En partant du partage des récits et de l’analyse de nos propres enfances, nous irons revisiter la manière dont nous avons vécu les institutions qui nous ont façonné-e-s. Par des détours théoriques, nous viendrons puiser des réflexions et des savoir-faire dans l’éducation populaire et les pédagogies émancipatrices pour questionner le rapport d’oppression adulte/enfant et inspirer nos façons de « faire éducation ». Nous mettrons également nos propres chantiers au travail en partant de situations concrètes personnelles et/ou professionnelles pour transformer nos pratiques.

Du 5 au 10 Novembre 2018 – Le Faï – Le Saix (05)

Interroger nos postures et transformer nos pratiques d’accompagnement et de travail social
co-animé avec Benjamin Larvoire – Educateur Spécialisé

Le champ du travail social est traversé par des logiques diverses et contradictoires. Comment trouver une position tenable entre d’une part des enjeux de gestion et contrôle des populations et d’autre part les héritages de l’action caritative qui inviterait à « aider les plus faibles » ? « Usager », un terme qui nomme la place laissée au « public » et qui donne le ton à la relation qui s’établit entre « le-la professionnel-le » et « le-la bénéficiaire ». A qui s’adressent les actions de travail social ? Aux exclu-es, mais exclus de quoi, par qui ? Aux inadapté-es, mais inadaptés à quelle norme ?

Comment envisager les trajectoires d’accompagnement comme des espaces émancipateurs, avec la volonté de cheminer avec les personnes de manière à ce qu’elles puissent réaliser leurs désirs de vie, et le cas échéant de créer des contre pouvoir ? Comment renforcer le pouvoir d’agir des personnes accompagnées, dans les lieux de prises en charge, et plus largement dans le monde, pour qu’ils-elles (re)deviennent auteur-es de leur vie et de leur environnement ? Comment se situer dans ou face au champ du travail social et de ses acteurs-trices ?

Nous questionnerons nos postures, dans la relation d’accompagnement et vis-à-vis de notre place dans le système institutionnel. Une lecture critique de l’histoire du travail social et l’analyse des différents dispositifs dans lesquels il s’inscrit nous permettra d’identifier les logiques qui l’animent, et d’identifier ensemble les espaces de résistance et les marges de manœuvre possible. Nous nous intéresserons aux alternatives issues du champ du travail social : organisation communautaire, pratiques auto support, lieux de vie, etc. Nous irons également nous inspirer de l’éducation populaire, notamment dans ses logiques de coéducation et de pair à pair, et dans ses intentions de développement du pouvoir d’agir et de transformation sociale.

Ce stage concerne les acteurs-trices professionnel-les et militant-e-s du champ du travail social souhaitant réinterroger leurs pratiques en vue de la transformer. Nous fonctionnerons en laboratoire en croisant les regards, pour partager nos expériences et mener des analyses collectives à partir des situations de chacun-e afin de se réapproprier nos engagements et nos métiers. Nous tenterons de de proposer une autre manière de « faire du social » en élaborant collectivement des stratégies, des outils, un autre vocabulaire.