Calendrier

Les programmes de formation détaillés sont disponibles sur demande

Animer l’intelligence collective Expérimenter l’éducation populaire pour renforcer la participation et la coopération
du 16 au 20 mars 2020 – La Chaudière/Saillans (26)
du 2 au 6 novembre 2020 – Habiterre – Die (26)

Les 3 i de la Socianalyse – Institution/Implication/Intervention

co-animé avec Sans Transition
du 16 au 20 mars 2020 – Hameau de Vaunières – Saint Julien en Beauchène (05)

Du corps poétique au corps politique Penser le corps et le mettre en mouvement
co-animé avec l’Improbable
du 6 au 10 avril 2020 – Gréoux les Bains (04)
du 16 au 20 novembre 2020 – Gréoux les Bains (04)

Penser et agir dans la complexité Découverte de l’Entrainement Mental
en partenariat avec Solidarités Jeunesses
DÉCOUVERTE : du 8 au 11 décembre 2020 – Hameau de Vaunières – Saint Julien en Beauchène (05)
APPROFONDISSEMENT : du 6 au 9 octobre 2020 – Ferme du Faï – Le Saix (05) – co-organisé avec Entres-autres

Le social en travail – Interroger nos postures et transformer nos pratiques d’accompagnement et de travail social
co-animé avec Benjamin Larvoire – Educateur Spécialisé
du 14 au 18 octobre 2019 – Le Faï – Le Saix (05)
du 2 au 6 novembre 2020 – Vaunières – Saint Julien en Beauchène (05)

Repenser les pratiques de soin Santé et éducation populaire
co-animé avec Marine Couvreur (Médecin en centre de santé communautaire)
à venir en 2021

Transformer notre relation aux enfants  – Penser la relation adulte/enfant dans sa complexité
dates 2021 à venir

du 16 au 20 mars 2020 – La Chaudière/Saillans (26)
du 2 au 6 novembre 2020 – Habiterre – Die (26)

Depuis nos propres expériences d’organisation collective et en partageant d’autres aventures inspirantes, nous proposons d’aiguiser nos esprits critiques pour coopérer en articulant besoins individuels et collectifs, contexte politique actuel et conscience des déterminismes sociaux. Penser la question du collectif dans sa globalité, c’est la penser dans sa complexité.

Dans un contexte où de plus en plus de solutions d’organisations collectives sont réduites à l’effort de bienveillance, nous nous méfions des formes qui feraient glisser les enjeux de respect mutuel / de dignité vers la complaisance. Pour nous, il ne s’agit pas d’éviter le conflit, mais bien de l’animer, de l’utiliser comme moteur. Aborder les questions de places, de rôles, de pouvoirs, de rapports sociaux, de rapport au travail, à la prise de décision, au temps, à l’argent, etc. sont autant de moyens de se confronter aux difficultés à coopérer que de remettre du mouvement, du sens, de la vie dans nos aventures collectives.

Dans la profusion des nouvelles méthodes de gouvernance, nous nous situons dans une critique du rapport à « l’outil comme solution ». En pensant l’histoire de nos aventures collectives de leur naissance à leur mort, nous explorons des formes d’organisations capables d’évoluer, en prêtant particulièrement attention au processus, c’est à dire à nos manières d’observer, analyser, comprendre les situations problématiques pour pouvoir les transformer et agir sur nos réalités. Il ne s’agit pas d’ériger des lois, mais bien de prendre des décisions situées, contextualisées, en se laissant la possibilité de différer les réponses.

Toute entité collective traverse des moments-clés (création, changement d’organisation, transition dans les modes de fonctionnements, départs et arrivées, crises, restructuration). Nous travaillerons à partir des « chantiers » de chacun-e, et nous arrêterons sur plusieurs de ces moments clés pour les analyser, les comprendre et permettre d’y trouver de nouvelles formes d’intelligence collective.

du 16 au 20 mars au Hameau de Vaunières – Saint Julien en Beauchène (05) (co-animé avec Sans Transition)

Parce que la rencontre avec la socianalyse a transformé notre vision et nos pratiques de l’accompagnement, nous proposons de partager avec vous ce dispositif d’intervention singulier dans un stage d’initiation : Issue de la pédagogie et de l’analyse institutionnelle, la socianalyse est un dispositif adapté aux situations de crise ou de blocage dans un groupe (structure, association, organisation, ou toute autre forme collective) basé sur les trois notions d’intervention, d’institution, d’implication. Ces 3 I de la socianalyse soutiennent un dispositif qui nous permet d’animer « l’autogestion de l’analyse », c’est à dire, de remettre dans les mains des personnes concernées, la gestion de leur propre crise.

Cette démarche pose des questions de fond sur la relation accompagnant-e s / accompagné-es mais aussi sur les formes collectives que nous habitons et / ou que nous accompagnons. De l’accompagnement à l’intervention, de la vie du collectif au mouvment d’institution, quels liens entre éducation populaire et socianalyse ? Quelles convergences ou divergences dans nos pratiques ? Quelles clés de compréhension et d’action peuvent nous offrir les principes d’intervention en socianalyse ?

Cette initiation s’adresse aux professionnel-les et praticien-es de l’accompagnement de collectifs, (groupes, structures, institutions en tous genres) pour développer leurs capacités d’analyse des situations, l’approfondissement de leurs connaissances et de leurs postures d’interventions.

A l’issue de ce stage, les personnes ou structures qui souhaitent intervenir en socianalyse seront invitées à suivre des intervisions ou supervisions d’autres interventions qui leur seront proposées pour permettre de continuer à se former à travers l’analyse de la pratique.

La Turbine à Graines propose elle-même des interventions en socianalyse dans le cadre de ses dispositifs d’accompagnement. Voir l’onglet « Accompagnement »

du 6 au 10 avril 2020 – Gréoux les Bains (04)
du 16 au 20 novembre 2020 – Gréoux les Bains (04)

Corps et Education Populaire – Penser le corps et le mettre en mouvement
co-aniné avec l’Improbable

Venir questionner le corps dans une perspective politique amène à s’interroger sur la façon dont nos corps sont construits socialement et culturellement. Dans ce sens, nos corps sont autant des lieux de reproduction sociale et d’oppressions que des lieux potentiels de créations et d’émancipation.

Comment déconstruire, nous ré-approprier, ré-inventer de nouvelles formes de «corporéités » plus conscientes et libérées ?

Nous envisagerons cet atelier-formation comme un laboratoire de recherche collective où mettre en mouvement nos corps et en analyser les enjeux.

Nous mettrons au centre du voyage le « partage du sensible » pour redonner à l’intime sa dimension politique et mettre en lumière la complexité des situations sociales qui le traverse. Tout au long de la semaine, nous nous emparerons de différents outils issus de l’éducation populaire ; naviguant de nos savoirs d’expériences incorporés, incarnés, a un savoir partagé, empruntant quelques détours théoriques.

Par la mise en jeu du corps dans une perspective artistique, nous ouvrirons d’autres formes de symbolisation et de représentation qui permettront d’élargir les contours de nos représentations. Une invitation à sentir de l’intérieur comment nos corps sont porteurs de l’histoire individuelle et collective, passée et à venir.

Entre autre situation de création nous ferons un détour par le dispositif de Danse Singulière, où mettre en jeux la poétique de nos corps et tisser nos histoires individuelles dans une mise en danse collective.

Du corps poétique au corps politique – et vis et versa

DÉCOUVERTE : du 8 au 11 décembre 2020 – Hameau de Vaunières – Saint Julien en Beauchène (05)
APPROFONDISSEMENT : du 6 au 9 octobre 2020 – Ferme du Faï – Le Saix (05) – co-organisé avec Entres-autres

Entrainement Mental Découverte – Comment lier penser et agir ?

Cet atelier-formation vous invite à découvrir, questionner, renforcer une approche des situations concrètes à partir de l’entraînement mental pour analyser en complexité les situations, et tenter d’agir de manière lucide et cohérente.

Constituée à partir de foyers de Résistance puis par Peuple et Culture à partir de 1945 et actualisée en permanence depuis, cette méthode favorise le croisement de regards et l’analyse collective. Elle permet des allers-retours entre théorie et pratique, en convoquant les savoirs issus de nos expériences, et en allant arpenter des savoirs issus notamment des sciences humaines et sociales et des théories critiques. Elle est un exercice de la pensée, une démarche, un engagement éthique dans l’action, que nous proposons pour penser par soi-même, s’éloigner des préjugés, résister aux évidences et mieux appréhender les situations dans lesquelles nous vivons au quotidien sur le plan personnel, professionnel, militant, associatif et autres.

C’est notamment à partir des situations concrètes des participant-es que nous favoriserons la découverte, la pratique et l’entraînement des mécanismes de pensées pour agir et prendre des décisions. Aiguiser nos vigilances, gagner en souplesse et en mobilité intellectuelle pour développer nos capacités d’expression et de compréhension, et renforcer le pouvoir d’agir sur nos vies plutôt que d’avoir le sentiment de subir des choix extérieurs à soi.

Nous sommes là au cœur de l’éducation populaire et de son projet d’émancipation des individus et des collectifs : cultiver une pensée critique autonome en lien avec le réel, mettre au travail nos singularités, se donner des espaces où transformer notre existence et notre rapport au monde.

Pour plus d’infos sur l’entrainement mental

Du 14 au 18 octobre 2019 – Le Faï – Le Saix (05)
Du 2 au 6 novembre 2020 – Vaunières – Saint Julien en Beauchène (05)

Interroger nos postures et transformer nos pratiques d’accompagnement et de travail social
co-animé par avec Benjamin Larvoire – Educateur Spécialisé

Comme de nombreux secteurs, le travail social se trouve pris dans de complexes paradoxes, entre d’une part les rappels de l’économie qui le somme de rendre lisible ce qu’il produit afin d’en réduire les coûts et d’autre part le constat que ces métiers de l’accompagnement ont une part irréductible -l’humain- qui s’accommode mal de la comptabilité. Puisqu’il est compliqué de trouver l’espace et le temps de questionner les logiques qui transforment les associations en entreprises du social et les travailleurs sociaux en gestionnaires de flux, nous proposons ce stage comme un lieu pour suspendre nos pratiques et repenser les rapports au travail social à la lumière de l’éducation populaire.

Face à l’industrialisation et la standardisation des prises en charge, au découpage et au morcellement des métiers de l’accompagnement souvent réduits à un catalogue de techniques, comment ne pas envisager les gestes de l’accompagnement comme de simples procédés à appliquer ? Comment envisager les trajectoires d’accompagnement comme des espaces émancipateurs?

« Qu’est ce que je fous là ? ». C’est cette question à laquelle nous invite François Tosquelles, un psychiatre qui a revisité radicalement les manières de faire de sa discipline ; une question pour remettre du sens à ce que l’on fait dans le quotidien de notre engagement. « A quoi je sers ? » et « Qu’est-ce que je sers ? » sont aussi des interrogations qui nous permettent de revisiter nos postures, et le sens politique de notre action. Il s’agira de se réapproprier nos métiers et nos engagements en nous appuyant sur nos histoires, nos expériences, nos terrains d’action. Nous irons aussi chercher de l’inspiration dans diverses pratiques et histoires d’accompagnement pour visiter d’autres manières de penser les fonctionnements au sein de nos lieux de travail et d’action et, ce faisant, d’autres manière de penser le lien aux personnes accompagnées et à ce que l’on tisse avec elles.

Nous irons rencontrer des formes d’attention à ce qui se vit, à la géographie et aux milieux que nous proposons et irons traverser des manières de mettre au travail les questions de sens, de collectif et de communs. La psychothérapie et la pédagogie institutionnelles nous proposent une critique féconde des institutions et des dispositifs de prise en charge, tout en nous ouvrant à d’autres approches : la non directivité dans l’accompagnement, l’institution envisagée comme mouvement et création permanente, la subversion des rôles et des formes instituées, la visée autogestionnaire. Nous tenterons de penser ensemble les rapports de domination à l’œuvre dans nos métiers et de s’inspirer d’expériences de lutte pour transformer nos regards ; les critiques radicales de l’éducation comme celles proposées à travers l’approche de la domination adulte nous permettront notamment de bousculer nos croyances et nos certitudes.

« L’éducateur est créateur de circonstances »nous rappelait Fernand Deligny. Il s’agira d’inventer des circonstances, créer des milieux, faire des tentatives, s’entraîner à jouer avec l’incertitude des situations, les imprévus de la rencontre, et faire avec cette nécessité d’improvisation que nous demandent ces métiers impossibles.

Ce stage s’adresse aux professionnel-le-s de l’action sociale et de l’accompagnement, ainsi qu’à toutes les personnes en contact avec ces questionnements.

Dates 2020 à venir – Habiterre – Die (26)

Santé et Education Populaire
co-animé avec Marine Couvreur (Médecin, Centre de Santé Communautaire « le village2santé »)

Patients*, résidents, usagers, ou même client-e-s, autant de termes qui nous désignent en tant que soigné-e-s.Médecins, thérapeutes, sages-femmes, travailleurs sociaux, infirmier-ière-s autant de mots pour désigner les soignant-e-s. Et entre les deux, quels liens ? Quelles relations se jouent lorsque nous nous rencontrons ? Le-la soigné-e est-il/elle toujours fragile, faible et impuissant-e face à la maladie, la souffrance, la douleur ? Et le-la soignant-e a-t-il/elle toujours la Vérité et la réponse à tous nos maux ? Dans cette relation basée sur le pouvoir par le savoir, comment construire une relation plus égalitaire pour que ressentis et expériences des un-e-s (savoirs chauds) rencontrent les savoirs théoriques des autres (savoirs froids), et s’enrichissent mutuellement ?

Dans une société qui tend à l’hygiénisme, au tout médicalisé, à l’obsession de la santé parfaite et au risque zéro, comment se ré-approprier notre santé ? Comment inventer d’autres pratiques émancipatrices pour devenir auteur-e et acteur-rice de notre propre santé ?

Durant ces 5 jours d’atelier-formation, nous questionnerons les normes constitutives de notre rapport au corps et à la santé pour reprendre du pouvoir d’agir dans la relation de soin. Nous réfléchirons à la relation soignant-e-s-soigné-e-s pour repenser le-la soignant-e comme un-e facilitateur-rice, un-e accompagnateur-rice. Nous analyserons la manière dont l’environnement de travail et les institutions de soin façonnent la relation des soignant-e-s et soigné-e-s à la santé et nous réfléchirons à comment construire des pratiques coopératives dans les équipes, et plus largement avec les soigné-e-s, dans des approches communautaires ?

Nous animerons ces 5 jours en résidence comme un laboratoire d’expérimentation. Nous travaillerons à partir des « chantiers » (situations) de chacun-es. Nous expérimenterons des outils d’éducation populaire pour mener une analyse collective à partir de nos expériences et envisager des pistes de transformation de nos postures et de nos pratiques à notre niveau, et plus globalement pour participer à celle de notre système de santé.

* Pour une raison de lisibilité, nous avons fait le choix de ne pas féminiser la totalité des mots, ça n’est pas un oubli!

Dates 2021 à venir

Penser la relation adulte/enfant dans sa complexité

La relation adulte/enfant se construit autour d’un rapport de domination lié à l’âge : la domination adulte. Celle-ci semble « naturelle ». Ne sommes nous pas obligé-e-s de donner des repères aux enfants et poser un cadre structurant ? Ne sommes-nous pas légitimes à transmettre aux enfants les savoirs hérités de nos expériences de vie ? Cependant, la recherche de relations plus égalitaires avec les enfants nous oblige à bousculer certaines de ces évidences.

Comment repenser l’enfant comme un être à part entière et non comme un demi-être ? Comment l’accompagner dans son exploration de la vie, dans ses apprentissages et ses découvertes ? Dans tous les rôles éducatifs, que l’on soit educateur-rice, enseignant-e, animateur-rice, parent, on en vient à interroger la notion d’autorité. L’étymologie nous ouvre un autre chemin pour appréhender l’autorité : « autoriser à ». Comment repenser alors un cadre éducatif qui autorise réellement l’enfant à découvrir, à apprendre, à échanger ?

La définition et la place de l’enfant n’est pas donnée d’avance, elle est socialement construite et façonnée par les institutions qu’il-elle traverse (l’école, la famille, les clubs de loisirs, les institutions de soin…). Il nous est alors possible de penser d’autres formes de constitution et de prise en charge de l’enfance. Comment créer des résistances aux seins d’institutions qui renforcent les dominations ? Quelles stratégies de transformation ou manières d’agir pouvons nous créer pour construire des alternatives dans nos manières d’être aux enfants ? Comment en tant qu’adulte aiguiser avec les enfants leur capacité à la prise de parole et à la participation aux décisions qui le concernent ? Comment construire avec les enfants des espaces qui renforcent leur pouvoir d’agir et leur capacité à être auteur-es de leur vie et de leur environnement ?

Ce stage de trois jours nous permettra de questionner la relation adulte/enfant dans toute sa complexité. En partant du partage des récits et de l’analyse de nos propres enfances, nous irons revisiter la manière dont nous avons vécu les institutions qui nous ont façonné-e-s. Par des détours théoriques, nous viendrons puiser des réflexions et des savoir-faire dans l’éducation populaire et les pédagogies émancipatrices pour questionner le rapport d’oppression adulte/enfant et inspirer nos façons de « faire éducation ». Nous mettrons également nos propres chantiers au travail en partant de situations concrètes personnelles et/ou professionnelles pour transformer nos pratiques.